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L'obésité affecte l'intelligence

L'obésité affecte l'intelligence

L'augmentation du poids corporel peut avoir pour effet d'abaisser le coefficient d'intelligence, est la conclusion d'une étude par une équipe de chercheurs français et publiée dans le numéro d'octobre de la revue Neurology. L'étude fait suite au rapport de la semaine dernière qui a révélé que le Royaume-Uni est "obèse en Europe", avec près de 25% des adultes et environ 14% des enfants de moins de 16 ans classés comme "en surpoids ou obèses".

L'augmentation du poids corporel peut avoir pour effet d'abaisser le coefficient d'intelligence, est la conclusion d'une étude par une équipe de chercheurs français et publiée dans le numéro d'octobre de la revue Neurology. L'étude fait suite au rapport de la semaine dernière qui a révélé que le Royaume-Uni est "obèse en Europe", avec près de 25% des adultes et environ 14% des enfants de moins de 16 ans classés comme "en surpoids ou obèses".
L'étude, qui s'est déroulée sur cinq ans, a réuni plus de 2 200 adultes âgés de 32 à 62 ans. Les sujets ont dû résoudre quatre tests d'intelligence au début et à la fin de la période d'étude.

Des chercheurs français pensent qu'il existe un lien entre l'obésité et le déclin de la fonction cognitive d'une personne. Les experts ont constaté que les personnes ayant un indice de masse corporelle (IMC) égal ou inférieur à 20 sont capables de se souvenir de 56% des mots dans un test de vocabulaire, tandis que les personnes obèses avec un ICM égal ou supérieur à 30 ne retient que 44% des mots d'un test de vocabulaire.
Les sujets en surpoids ont également montré un taux de déclin de la fonction cognitive 37,5% plus élevé que les personnes de poids normal. Le poids d'une personne est considéré comme normal si l'IMC est compris entre 18,5 et 25, tandis qu'un ICM de 30 est considéré comme un signe d'obésité morbide, selon Rompres. Le professeur Maxime Cournot, coordinateur de l'étude, affirme que les hormones sécrétées par les graisses peuvent affecter les cellules nerveuses, entraînant une diminution de la fonction cérébrale. "Une autre explication peut être que l'obésité est généralement un facteur de risque cardiovasculaire car elle conduit à un épaississement des artères et le même phénomène vaut pour les vaisseaux sanguins du cerveau", a expliqué Cournot, professeur au CHU de Toulouse.
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9 février 2007